Une couche de peinture qui se rénove facilement rencontre les préoccupations d’économie de matières premières et d’énergie. Les liants synthétiques des peintures synthétiques à l’huile et des peintures à l’eau sont formés de molécules trop grosses pour imprégner le support en profondeur (traitement de surface filmogène). Elles forment, en surface, un « film » sous forme d’une couche dure et plastique (ajout de plastifiants) qui sèche rapidement par simple évaporation du solvant. La rénovation des surfaces peintes implique un lourd travail de décapage de l’ancienne couche de peinture, et un nettoyage du support préalable à l’application de la nouvelle couche. Les liants naturels des peintures naturelles sont formés de petites molécules imprégnant le support en profondeur (traitement de surface non filmogène). Ces peintures sèchent donc plus lentement. Les surfaces peintes se rénovent plus facilement : il suffit souvent de «griffer» l’ancienne couche de peinture avec un papier de verre pour bien accrocher la nouvelle. Elles sont moins lavables mais elles sentent bon. Les grandes surfaces intérieures (murs, plafonds, sols) doivent être le plus possible perméables à la vapeur d’eau et avoir une capacité hygroscopique élevée afin de pouvoir gérer l’humidité en excès des locaux. De ce point de vue, il convient de limiter l’utilisation des peintures synthétiques à l’huile qui couvrent les surfaces d’un film « plastique » imperméable à la vapeur d’eau.